Au début de l’année 2009, la Guadeloupe vit une grève sans précédent de 4 mois menée par un collectif issu de la société civile le LKP (lyannaj..).. Ce mouvement a eu par la suite un retentissement dans tous les autres DOM (Martinique, Guyane, Réunion).
Cette crise sociétale, sociale et politique à mis en évidence la nécessité de la construction d’un nouveau contrat social .
Après un long mois de silence, vécu comme du mépris par la population locale, le président Sarkozy décide de la tenue « d’états généraux de l’outremer » dont acte.
On aurait pu s’en féliciter si ce n’est qu’un certains nombres de thèmes ont été imposés sans concertation préalable avec les acteurs concernés, dans les DOM, les collectifs qui ont mené les luttes, ici en France hexagonale les associations, et autres collectifs qui travaillent parfois depuis des années sur des thèmes spécifiques aux originaires de l’outremer.
Les commissions chargées de traiter ces thèmes sont parfois animées par des personnalités contestables, du fait que certaines sont depuis longtemps éloignées des problématiques des originaires de l’outremer en France hexagonale et dans leurs départements d’origine.
Il me semble donc que ces états généraux ont été montés dans un excès de précipitation, et les délais fixés semblent court pour pouvoir aborder les questions de fonds. L’approche économique est importante (le taux de chômage des jeunes atteignat parfois 60%) mais il ne faut pas que les territoires d’outremer soit vu comme un marché permettant d’écouler le surplus de l’union européenne.
Mon attention sera tout particulièrement portée sur la prise en compte des idées amenées par les domiens et la mise en œuvre de tout ce qui aura été acté, car jusqu’à maintenant les accords Binot ne sont pas appliqué partout ce qui risque encore de diminuer le crédit que la population domienne accorde au gouvernement.
Je vous fais donc part de mon scepticisme, il s’agit d’une concertation de masse, et je crains que le débat ne soit orienté.
Les décisions in fine viendront du gouvernenment et non des domiens eux-même.
Pour autant je veux croire que c’est possible et j’invite donc tous ceux qui le peuvent et le souhaitent à venir, le 1er juillet 2009 à l’auditorium du conservatoire de Clichy-La-Garenne, faire savoir au gouvernement que nous sommes, nous « domiens » capables de prendre notre destin en main, et capable de décider nous même de la modalité et de la tenue de nos états généraux sur les thèmes que nous estimons fondanentaux pour notre avenir et celui de nos enfants.





