Archive pour octobre 2010

    Une proposition de loi visant à exonérer les écoles privées sous contrat d’association de la taxe foncière sur les propriétés bâties a été déposée le 19 octobre dernier par plus de 80 députés UMP.

Les écoles privées sous contrat d’association bénéficient de financement public conséquent. Il couvre les rémunérations des enseignants (sans les charges), les collectivités territoriales participent au fonctionnement matériel des classes sous la forme de forfaits et pour l’enseignement secondaire, la contribution financière des départements et des régions est obligatoire.

Considérant que « les écoles sous contrat d’association rendent des services appréciables aux communes sur lesquelles elles sont implantées » car « elles assurent l’enseignement sur des communes dépourvues d’établissements publics », les écoles devraient être dispensées de certaines taxes.

=> Ne créons pas d’écoles publiques, exonérons les écoles privées de taxes!

Sans remettre en cause la liberté d’enseigner, rappelée par le Conseil Constitutionnel en 1977, il semble discutable que les établissements privés bénéficient de tels avantages sous couvert d’absence de service public de l’éducation dans certaines communes. Le principe de l’égalité de tous devant le service public, principe à valeur constitutionnelle et condition même du service public semble compromis.

Il ne s’agit pas d’opposer écoles publiques et écoles privées, mais une école publique rendrait exactement les mêmes services aux communes, tout en restant gratuite pour les familles. En effet, les enseignants sont recrutés par concours, selon les mêmes modalités que ceux du secteur public et l’établissement est également tenu de dispenser les enseignements selon les règles et programmes de l’enseignement public.

Une fois de plus, on cherche à combler un déficit de service public par le secteur privé. La suppression de 16 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2010 et de près de 50 000 sur les trois dernières années illustre la privatisation de l’Education nationale. Cette proposition accentue davantage le phénomène.

=> Faîtes fi de l’égalité de tous devant service public, ne demandez pas la création d’une école publique, il sera bientôt moins onéreux pour l’Etat de faire appel au secteur privé !

Cela doit nous pousser à nous interroger sur le périmètre que l’Etat et le service public doivent couvrir, et avec quels moyens.

Pour conclure, le texte propose que la perte de recettes pour les collectivités soit compensée par le relèvement de la dotation globale de fonctionnement (qui diminue déjà d’année en année) et pour l’Etat par la création d’une taxe additionnelle aux droits sur les tabacs.

ð    Voilà la solution pour les finances de l’Etat : taxons les consommateurs pour financer in fine des écoles privées qui rendent un service payant aux familles.

Restons vigilantes et vigilants face à la casse organisée et programmée du service public français.

 

Le créole est parlé par plus de 10 millions de personnes aux quatre coins du monde. De l’île de la Réunion à la Louisiane en passant par les Antilles françaises et la Guyane, la culture et la langue créole ne cessent de nous enchanter et de nous surprendre.

Depuis 1983, le créole est célébré dans tous les pays où vivent des créolophones, le 28 octobre.

Cette année, l’événement aura lieu, en région parisienne, au lycée Léon Blum de Créteil de 19h à 23h, venez nombreux échanger, écouter, goûter à la gastronomie créole….

Le racisme ordinaire est constitué de petites phrases, insidieuses. Ces petites phrases véhiculent des préjugés envers une catégorie de population supposée homogène. Illustration par Jean-Paul Guerlain au Journal télévisé de 13h le 15 octobre dernier : « Je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… »

Cette phrase nauséeuse, inacceptable et de nature à blesser, a été proférée à une heure de grande écoute, sur France 2 et n’a suscité aucune réaction de la part de la journaliste qui menait l’interview, Elise Lucet. Pire encore, elle est passée inaperçue dans le monde politique, intellectuel ou artistique, aucune voix ne s’est élevée (sauf Christine Lagarde et une mise en demeure adressée à France 2 par le CSA) pour la dénoncer dans le week-end end qui a suivi.

La journaliste Audrey Pulvar a attiré l’attention sur cette phrase dans sa chronique de 6h13 sur France Inter. Sans cette intervention, cette phrase, profondément raciste, serait passée inaperçue, dans l’indifférence générale.

voir la video de Jean-Paul Guerlain

Le secrétaire d’état chargé de la commmunauté nationale à l’étranger a salué l’effort consenti par la société civile française dans le rétablissement de la vérité historique. Il avait participé ce dimanche à la cérémonie au pont de Clichy avec en particulier un lancé de fleurs très émouvants au dessus de la Seine.

L’article complet : http://www.elmoudjahid.com/fr/flash-actu/1684

En suivant le lien ci-contre vous pourrez accéder à l’ordre du jour du conseil municipal : http://www.ville-clichy.fr/images/upload/gab_lien/fichier_ODJ_CM_10_2010_1980.pdf

  • En 2006, les créoles guadeloupéen, guyanais, martiniquais et réunionnais sont inscrits dans la liste des langues régionales pouvant être soutenues aux épreuves obligatoires en France hexagonale ;
  • En 2008, débute, à titre d’expérimentation, la mise en place de l’enseignement des créoles guadeloupéen et martiniquais dans deux lycées de l’Académie de Créteil : Paul Eluard (Saint-Denis, 93) et Léon Blum (Créteil, 94). Cet enseignement est dispensé depuis trois années par des professeurs de créole, membres du CCBH ;
  • A compter de cette rentrée scolaire 2010, l’épreuve facultative de créoles guadeloupéen et martiniquais est enfin accessible aux lycéens des académies de Créteil, Paris et Versailles. En effet, ils pourront valider leur choix entre les créoles guadeloupéen et martiniquais dès l’ouverture des inscriptions informatisées aux épreuves du baccalauréat, inscriptions prévues vers la mi-octobre par le service inter-académique des examens et concours (SIEC). 

    Cela crée indéniablement une opportunité supplémentaire de passer avec succès l’examen du baccalauréat pour toutes celles et ceux qui choisiront cette option. 

    Le Collectif pour le Créole au Baccalauréat dans l’Hexagone (CCBH), avec le soutien d’associations, de créolophones, de citoyens et de personnalités de tous horizons, avait engagé depuis 2005 de nombreuses initiatives et interpellé les services du ministère de l’Education nationale, afin que les lycéens résidant en France hexagonale puissent soutenir au baccalauréat les épreuves obligatoires et facultatives de créole (comme c’est le cas de ceux vivant en Guadeloupe, Guyane, Martinique et à la Réunion depuis 2004.) 

    La mise en place des épreuves obligatoires de créole dans l’hexagone, l’enseignement et l’accès aux épreuves facultatives de créole en région parisienne sont des avancées importantes qui confortent le collectif et tous ceux qui le soutiennent, dans l’engagement et le combat quotidien qu’il mène pour continuer à promouvoir les créoles en France hexagonale, tant au sein de l’école de la République que dans les ateliers associatifs, même si pour des raisons qui nous sont inconnues, les inscriptions aux épreuves facultatives ne sont pas possibles pour les créoles guyanais et réunionnais. 

     

    APPEL A LA MOBILISATION ET A LA VIGILANCE DE TOUS : 

    Malgré ces avancées, le collectif rappelle cependant que seuls les lycéens des lycées Paul Eluard de Saint-Denis (93) et Léon Blum de Créteil (94) peuvent, pour l’instant, suivre un enseignement, et que seulement ceux d’Ile de France peuvent soutenir ces épreuves facultatives de créole. 

    En conséquence, nous devons tous rester mobilisés, afin de permettre à tout lycéen résidant en France hexagonale de bénéficier des mêmes droits : 

    • L’enseignement des créoles guadeloupéen, martiniquais mais aussi guyanais et réunionnais doit être étendu à l’ensemble du territoire hexagonal ;
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    • Tous les élèves des lycées en France hexagonale doivent pouvoir s’inscrire aux épreuves facultatives de créoles guadeloupéen, guyanais, martiniquais et réunionnais ;
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    • La mise en place de lycées de regroupement à l’instar des mesures existantes pour les autres langues régionales doit devenir une réalité ;
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    • La formation de nouveaux enseignants et l’ouverture de postes au CAPES de créole doivent être effectifs dès la rentrée 2011 ;
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    • L’élaboration de manuels pédagogiques doit être encouragée en tenant compte du caractère spécifique de chacun des créoles.
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    Les victoires du collectif :

     En 2006, les créoles guadeloupéen, guyanais, martiniquais et réunionnais sont inscrits dans la liste des langues régionales pouvant être soutenues aux épreuves obligatoires en France hexagonale ;

    En 2008, débute, à titre d’expérimentation, la mise en place de l’enseignement des créoles guadeloupéen et martiniquais dans deux lycées de l’Académie de Créteil : Paul Eluard (Saint-Denis, 93) et Léon Blum (Créteil, 94). Cet enseignement est dispensé depuis trois années par des professeurs de créole, membres du CCBH 

    Paris, le 13 octobre 2010 

A compter de cette rentrée scolaire 2010, l’épreuve facultative de créoles guadeloupéen et martiniquais est enfin accessible aux lycéens des académies de Créteil, Paris et Versailles. En effet, ils pourront valider leur choix entre les créoles guadeloupéen et martiniquais dès l’ouverture des inscriptions informatisées aux épreuves du baccalauréat, inscriptions prévues vers la mi-octobre par le service inter-académique des examens et concours (SIEC).

Le mercredi 13 octobre à 20h30 au collège Van Gogh, 19 rue Gustave Eiffel, vous êtes tous conviés à une réunion d’information sur le niveau et la qualité des équipements du quartier Fournier – Bac d’Asnières.

La tonalité de l’ambition affichée a été donnée avec l’inauguration du parc des impressionnistes le 18 septembre dernier. La question est maintenant posée du devenir des autres équipements initialement prévus si on réduit le programme de la ZAC ?

Les équipements publics ne doivent-ils pas répondre aux besoins actuels et anticipés l’évolution d’un quartier avec entre autre l’arrivée d’une nouvelle population ?

Je reste convaincu que les clichois ont le droit de disposer d’équipements de qualités, de pouvoir accéder à la culture l’accès à la culture figure à l’article 27 de la déclaration universelle des droits de l’homme.

La répartition dans les logements, voulue par le PLH (adopté) de la ville est une condition nécessaire à la mixité sociale mais pas suffisante. Il faut aussi créer les conditions de rencontres et d’échanges entre générations, entre personnes de catégories socioprofessionnelles différentes. C’est ce qu’on peut attendre d’un équipement socioculturel qui en plus par une position géographique dans le quartier Founier-Pasteur-Bac d’Asnières va casser l’impression de rupture entre le quartier bac d’Asnières et le reste de la ville.

N’hésiter pas à venir donner votre avis le 13 octobre prochain.

Hier soir, au Rutebeuf, l’association korafoll’art présentait la 3ième édition du festival « la kora dans tous ses états ». Ce fut l’occasion pour de nombreux clichois  de découvrir l’instrument que les griots utilisaient pour distraire la population tout en leur parlant de l’histoire du pays.

Les griots sont en fait de véritables « bibliothèques humaine » chargés de transmettre, la mémoire, et  essentiellement issus des familles Kouyaté, Cissokho…..

Le festival, de 3 minis concerts, s’est terminé sur un show d’une véritable star internationale de la kora et du balafon qui se produisait pour la 1ère fois sur une scène française, N’Faly Kouyaté, issu de la plus célèbre famille de griots Mandingue (peuple de l’Afrique de l’ouest).

N’Faly était accompagné de son groupe, Dunyakan, qui signifie la voix du monde, dont les textes des compositions sont porteurs de messages forts, protection de la planète, lutte contre le SIDA, solidarités…

On attend avec impatience la 4ième édition…… A suivre

N'Faly Kouyaté

N4Faly et son goupe Dunyakan

Mario Combo à l'espace Henry Miller

Ce samedi 2 octobre, l’espace Henry Miller de Clichy, a donné carte blanche à l’artiste camerounais Mario Combo pour amener les clichois à glisser, grâce à des rythmes mêlant jazz et makossa, vers l’événement culturel « Nuit Blanche ».

La salle de spectacle, propice aux prestations acoustiques affichait complet. Ce concert de rentrée nous a donne la tendance générale de la saison qui va se poursuivre par la prestation d’une merveilleuse artiste clichoise Weelye le 20 novembre. Réserver votre soirée.

Espace Henry Miller, 3 rue du docteru Calmette 92110 Clichy-La-Garenne