Archive pour septembre 2010

Le 6 septembre dernier, Géraldine Madounari, conseillère municipale à  Dax, reçoit dans sa boîte un courrier la menaçant de mort elle et ses enfants.

Il semble assez claire que les propos tenus sont racistes, et qu’ils s’en prennent aux origines antillaises de l’élue Dacquoise.

Ce type de fait ne peut être traité comme un événement banal dans un contexte national actuel où les sentiments xénophobes s’affirment en toute légèreté et légitimité et où le parlement analyse la loi Besson sur l’immigration.

J’apporte mon total soutien à Géraldine Madounari, en espérant que les moyens nécessaires seront mis en œuvre pour que l’auteur de cette lettre soit retrouvé et puni.

François Baroin a annoncé le gel sur 3 ans, jusqu’en 2014 des dotations de l’état aux collectivités locales sans tenir compte de l’inflation.

L’investissement public est en grande partie supporté par les collectivités territoriales, dans un contexte de sortie de crise ce nouveau coup dur peut avoir des conséquences non négligeables sur la croissance.

Que cherche à faire le gouvernement si ce n’est d’asphyxier financièrement les dites collectivités !

Ne serait-ce pas la manifestation de l’esprit vengeur de Nicolas Sarkozy après la claque électorale des dernières régionales ?

Hier soir se tenait au stade Racine dans le cadre du championnat FSGT un derby clichois opposant l’association Club Fanny à l’association Agora karayib.

Les 2 équipes se sont livrées à un spectacle de bon niveau technique et physique bien qu’on ne soit qu’en début de saison. Le score final 6 à 5 en faveur du club Fanny ne reflète pas la physionomie du match qui fut très équilibré.

Ce match prouve s’il en était besoin le dynamisme de la jeunesse clichoise.

Quelques photos très prochainement.

La réforme territoriale a été votée jeudi dernier. Elle s’appliquera de la même manière en France métropolitaine et dans les DOM.

Tout d’abord, le délai de 18 mois qui avait été annoncé par le Président Sarkozy le 26 juin 2009 dans son discours de Petit-Bourg, pour permettre aux élus locaux de réfléchir à leur avenir institutionnel et statutaire et d’adapter la réforme territoriale aux réalités locales, n’a pas été respecté.

De plus, en imposant cette réforme, le gouvernement choisit de se placer dans l’inconstitutionnalité car l’article 73 qui régit la Guadeloupe prévoit que « la création d’une collectivité se substituant à un département et une région d’outre-mer ou l’institution d’une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités ne peut intervenir sans qu’aient été recueilli […]le consentement des électeurs inscrits dans le ressort de ces collectivités ». La réforme territoriale prévoit la création du conseiller territorial, qui siégera dans deux assemblées de composition strictement identique et exerçant leurs mandats sur le même territoire. N’est ce pas là le début d’une assemblée unique ?

Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a déjà saisi le Conseil constitutionnel. En attendant sa réponse, Victorin Lurel, Député et Président du Conseil régional de Guadeloupe a décidé de suspendre le processus en cours de discussion avec la population d’un projet d’évolutions institutionnelle en Guadeloupe.

Par ailleurs, la loi fixe le nombre de conseillers territoriaux en Guadeloupe (43) et à la Réunion (49). « Dans toutes les régions hexagonales, la réforme territoriale se traduit par une augmentation du nombre d’élus territoriaux représentant la région », mais « en Guadeloupe comme à la Réunion, le nombre de conseillers territoriaux sera inférieur au nombre d’élus que compte aujourd’hui le conseil régional ou le conseil général », estime Victorin Lurel, en dénonçant un » mauvais coup porté à la démocratie locale ». Une démocratie locale qui selon le gouvernement devait être le cœur de la réforme censée renforcer les libertés locales et préserver les acquis de la décentralisation.

Le 16 septembre dernier, l’assemblée a adopté un texte sur la réforme des collectivités territoriales qui sera appliquée à l’identique dans les DOM exception faite de la Guyane et de la Martinique, 2 départements qui avaient consulté la population le 10 janvier dernier.

Lors d’une conférence-débat qui s’est tenue le 20 septembre dernier à la salle Malraux de Sarcelles, le président Lurel a tenu à expliquer en quoi cette décision était contradictoire avec les propos tenus par le président Sarkozy dans son discours de Petit-Bourg où il acceptait le principe des 18 mois de discussion entre les élus et la population. Ceci explique sa décision de suspendre le processus engagé, d’autant plus l’article 73 de la constitution qui prévoit que  « La création par la loi d’une collectivité se substituant à un département et une région d’outre-mer ou l’institution d’une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités ne peut intervenir sans qu’ait été recueilli, selon les formes prévues au second alinéa de l’article 72-4, le consentement des électeurs inscrits dans le ressort de ces collectivités ».

Viviane Romana, Jean-Pierre Passe-Coutrin, Victorin Lurel, Manuel Allamellou

 

Ce dimanche à partir de 11h se tiendra la fête de quartier Beaujon-Berges de seine en 2 lieux distincts, square Léon Blum devant la maison de quartier Maison pour Tous et place des Frères Lumière.

Ce sera aussi pour les clichois l’occasion de manifester une nouvelle fois leur soutien à l’hôpital Beaujon dont la fermeture des urgences est maintenant imminente.

Venez nombreux protester contre ces décisions qui ne tiennent absolument pas compte de l’avis de la population et qui mettent en avant les questions financières au détriment de celles qui relèvent de la santé publique.

Pour une Rentrée Sereine, Le Rendez vous a ne pas manquer,

c’est Le FORUM JEUNESSE EN ACTION 3

samedi 25 septembre des 13H, à l’espace Henry Miller.

Le samedi 4 septembre dernier a été l’occasion pour un grand nombre d’organisations (Syndicats, associations, partis politiques de gauche…) de marquer leur profond désaccord avec la politique sécuritaire menée par le gouvernement.

A sein du cortège parisien on pouvait noter la présence de simples citoyens non encartés qui n’avaient pas battu le pavé parisien depuis le lendemain d’un certain 21 avril 2002.

Tous ces partisans d’une république laïque, fraternelle et solidaire ont affirmé leur refus d’une politique xénophobe basée sur la division, l’exploitation de la peur et qui menace notre démocratie et porte atteinte à l’image de la France.

Nous devons rester mobilisés face à ces méthodes qui ont pour seul objectif de nous détourner des problèmes réels auxquels nous devons tous faire face, et qui ont à n’en point douter une visée bassement électoraliste.